Vendredi 22 octobre, Assemblée générale du PLRCM, rencontre avec Christophe Maret, président nouvelle commune fusionnée de Val de Bagnes

En préambule, Christophe Maret rappelle que les conseils municipaux de Vollèges et Bagnes ont fait bloc pour la fusion, et qu’ils étaient convaincu du bien-fondé de la fusion. Il faut être convaincu pour convaincre. Du côté du « petit », soit Vollèges avec 2000 habitants de plusieurs petits villages, des associations, comme la Jeunesse de Vollèges, militaient contre la fusion, tandis que d’autres comme les agriculteurs étaient pour. Il a fallu aller convaincre l’un après l’autre. Les derniers mois de campagne ont été les plus durs.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, une importante différence existe entre la défense des intérêts d’une commune de 2000 habitants et une commune de 10’000 habitants. Notre époque actuelle demande d’avoir des avis juridiques pour tous les sujets. Il faut pouvoir professionnaliser au maximum les administrations communales, qui, souvent, se révèlent sous-dotées. Les défis de demain, entre aménagement du territoire, construction, économie, services à la populations seront lourds pour les administrations publiques. Avoir une administration étoffée permet de pouvoir préparer les dossiers et d’être plus efficace pour faire avancer les dossiers avec l’administration cantonale. Être plus nombreux permet de mutualiser les ressources et d’avoir des spécialisations à l’interne, plutôt que de faire appel à des conseillers externes coûteux. En parallèle, plus d’employés permet d’offrir plus de services à la population : temps de traitement des dossiers, élargissement des horaires d’ouverture et permanence téléphonique, services aux personnes âgées, etc.

Du côté du personnel communal lors de la fusion Bagnes-Vollèges, les employés savaient tous avant la votation où ils iraient travailler après la votation. Les partis communaux n’ont pas pris position pour/contre la fusion. Les présidents, vice-présidents et secrétaires municipaux se sont mis en avant pour défendre la fusion. Christophe Maret nous explique n’avoir pas encore eu un seul retour négatif depuis la mise en œuvre de la fusion.

Une fusion doit être bien réfléchie, bien analysée en amont. Il ne faut pas frustrer les gens, et savoir se projeter plus loin dans l’avenir. L’affirmation des villages de la nouvelle commune est devenu plus importante avec la fusion. La nouvelle commune est maintenant composée de 26 villages, chacun a son identité. Un bureau communal est resté à Vollèges. Mais les citoyens ne viennent presque plus à Vollèges…Les horaires de l’administration sont devenus plus professionnels.

Christophe Maret aborde ensuite les limites de l’intercommunalité. Pour signer un accord intercommunal, les deux parties doivent être gagnantes. Il faut savoir faire des consensus et des négociations. Pour se mettre d’accord, cela prend du temps, temps qui n’est pas consacré ailleurs. Les citoyens ne voient pas ce qu’il se discute entre deux conseils municipaux et les délégations. Le citoyen ne voit que le produit final. Il n’est pas conscient des difficultés de la négociation et que certaines fois les choses ne se passent pas comme le voudrait le Conseil municipal.

Arrivé au terme de la discussion avec le public, Vincent Donnet offre à Christophe Maret un fromage de l’alpage d’Onnaz, appartenant à la Bourgeoisie du Collombey-Muraz.

 

Contact

Thomas Birbaum, président PLR Collombey-Muraz, info@plrcm.ch